Paul
Tu ne te souviens probablement pas de moi.
Mais ce que tu as fait ce jour-là
a tout changé.
Merci infiniment !
Celle qui pleurait à chaudes larmes….
Madame L.,
vous étiez mon professeur en CM2.
Vous avez cru en moi
quand moi je n’y croyais plus.
Merci.
Sylvain
Pour Claire…
ou celle qui a prêté son manteau un soir d’hiver
Tu ne t’en souviens peut-être pas.
Moi si.Il faisait froid.Pas seulement dehors.
Tu n’as pas posé de questions.Tu as juste agi.
Ce geste minusculea eu la taille d’un phare.
Si ce n’est pas toi, c’est peut-être quelqu’un comme toi.
Et si c’est toi…merci encore.
— Une passante
À celle qui m’a dit un jour :
“Tu n’es pas obligée d’accepter ça.”
Tu ne t’en souviens peut-être pas.C’était une phrase parmi d’autres.
Mais elle a ouvert une brèche.
Une brèche par laquelle j’ai commencé à respirer autrement.
Je n’ai jamais pris le temps de te remercier.
Alors je le fais aujourd’hui.
Certaines phrases sont des clés.
La tienne en était une. CH.
🌊 À “S.”
… ou à celle qui m’a appris à respirer.
On n’a pas parlé longtemps.
Juste quelques semaines.
Mais avec toi,
j’ai senti
que l’air entrait plus profondément.
Tu ne m’as pas sauvé.
Tu ne m’as rien promis.
Tu as simplement été là,
sans bruit.
Parfois,
ça suffit.
— Une âme reconnaissante
À Thomas.
Je n’ai jamais su si tu avais compris ce que je traversais à l’époque.
Mais le jour où tu m’as dit : “Ça va aller.”
j’y ai cru pendant dix minutes.
Et ces dix minutes m’ont aidée.Je voulais juste te le dire.
— T.
À toi,
Nous avions à peine vingt ans.
Les nuits finissaient tard, souvent chez toi, après les lumières et la musique trop forte.
Je te voyais comme un ami de ces heures-là, un compagnon de rires et de retours au matin.
Tu étais militaire, déjà marqué par la vie, divorcé si jeune, et pourtant toujours doux dans tes mots quand tu parlais de celle que tu appelais ta « bichouchou choupinette ».
Puis un soir, tout a changé.
Deux routes se sont croisées, deux présences se sont jaugées, et moi, au milieu, sans vraiment mesurer ce qui se jouait.
À un feu tricolore, dans la lumière suspendue de la fin de nuit, tu es sorti de ta voiture.
Tu t’es approché côté passager et tu m’as simplement dit :
« Au revoir. Je te souhaite tout le bonheur du monde. »
Puis tu es reparti.
Je n’ai pas compris tout de suite.
Il m’a fallu des années pour saisir la grandeur de ce geste. Tu ne t’es pas imposé. Tu n’as rien réclamé. Tu as laissé la place, comme on ouvre une barrière pour que l’autre avance librement.
Aujourd’hui, je veux te dire merci.
Merci pour cette élégance silencieuse. Merci pour ce respect immense. Merci pour cette façon rare de savoir s’effacer sans jamais disparaître du cœur.
Je n’ai aucun regret.
Seulement de l’affection, et l’espoir sincère que ta vie ait été belle, riche, aimée.
Alors j’envoie ces mots à la mer, comme on laisse partir un souvenir fidèle, en espérant qu’il ait trouvé, lui aussi, son bon chemin…
et peut-être un peu de galop heureux (petit clin d’oeil à ton nom).
— Véronique