Sophie…
tu t’en souviens de nos fous rires
dans cette cour d’école ?
Moi oui.
Chaque fois que j’entends cette chanson.
L.
Thomas,
on avait quinze ans
et on était inséparables.
La vie nous a séparés sans qu’on s’y attende.
J’espère que tu vas bien, quelque part.
C.
Louis
Il y a des gens
qui traversent ta vie
comme une lumière.
Toi tu étais cette lumière là.
Où es-tu maintenant ?
Val
Pierre,
Je ne sais pas pourquoi
je pense à toi
aujourd’hui…
mais j’espère
que tu vas bien.
— L….
Annie,
Nous avons partagé des années entourées de livres, dans un lieu où le silence avait du sens et où les mots passaient de main en main.
À tes côtés, j’ai découvert une autre manière d’habiter la vie.
La tienne avançait légère, un sac sur l’épaule, ouverte aux routes, aux ailleurs, aux voyages décidés sur un élan.
Tu peignais à quatre mains, recréant des tableaux anciens, comme si l’art pouvait se transmettre autrement que par les cadres et les murs.
Tu me parlais de liberté, je te parlais de mon fils.
Nous nous enviions sans le dire vraiment, chacune regardant le monde depuis son propre rivage.
Nous étions à Neufchâteau, et pourtant déjà ailleurs, chacune à sa façon.
Le temps a fait son œuvre, les chemins se sont séparés sans bruit.
Je ne sais pas où tu es aujourd’hui,ni ce que la vie t’a offert depuis.
Alors j’envoie ces mots comme un ballon.
Sans attente précise.
Juste pour dire :ce que nous avons partagé a compté.
Si ces mots te parviennent un jour, sache qu’ils sont portés par un souvenir doux et par le désir simple de savoir comment tu vas.
— VS